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 Hannibal Lecter

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Oriel

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MessageSujet: Hannibal Lecter   Mer 19 Mar 2008 - 14:00

[Message édité par erreur et perdu ; j'ai la flemme de le retaper entièrement mais je vais faire un résumé... ]
J'ai vu récemment Les origines du mal, que j'estime être excellent en tous points de vue, personnages, scénario, atmosphère, psyché du personnage d'Hannibal que j'ai trouvée logique :
(en gardant à l'esprit que c'est un personnage, donc une psychologie fictive) je pense qu'ayant eu sa soeur mangée par des hommes, des soldats, il aura associé l'idée de puissance, de prédation, à l'état d'adulte, qu'il recherche - par ses crimes - à atteindre, pour surpasser ses prédateurs. Par ailleurs il me semble qu'ayant eu sa soeur mangée, il a érotisé sa souffrance pour en survivre, ce qui explique qu'il prenne du plaisir, par la suite, au cannibalisme, même une fois sa vengeance finie.
Le titre est bien trouvé : Les origines du mal - mal au sens maléfique ainsi qu'au sens souffrance.
Pour ma part je rangerais les opus - pour ce qui est des films - dans l'ordre de préférence suivant : Les origines du mal, Le silence des agneaux ; pour Hannibal et Dragon rouge, je ne sais pas trop, les ayant vus il y a assez longtemps. Qu'en est-il pour vous ? Quel est votre ordre de préférence ?


Dernière édition par jiyaku le Jeu 20 Mar 2008 - 14:15, édité 2 fois
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Lenwë Sùrion

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MessageSujet: Re: Hannibal Lecter   Jeu 20 Mar 2008 - 1:12

Si ma mémoire ne me fait pas défaut, je classerai l'opus de cette façon : Dragon Rouge (c'est dans ce livre que l'on rencontre pour la prémière fois Hannibal Lecter), Le silence des agneaux, Hannibal et enfin Les origines du mal.
Je n'ai pas encore vu les origines du mal (ciné). Donc pour le moment, mon préféré est Le silence des agneaux. Je n'ai pas aimé Dragon rouge car il manque cruellement de détails croustillants du livre, et Hannibal la fin du film n'est pas du tout comme dans l'oeuvre.
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Evie



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MessageSujet: Re: Hannibal Lecter   Jeu 20 Mar 2008 - 1:45

1. Les origines du mal (comment il est devenu canibal)
2. Dragon Rouge (comment il s'est fait emprisonné)
3. Le silence des agneaux (comment il s'échappe)
4. Hannibal (le jeu, au dehors)

Vu et aprouvé.
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Lenwë Sùrion

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MessageSujet: Re: Hannibal Lecter   Jeu 20 Mar 2008 - 2:32

Evie a écrit:
1. Les origines du mal (comment il est devenu canibal)
2. Dragon Rouge (comment il s'est fait emprisonné)
3. Le silence des agneaux (comment il s'échappe)
4. Hannibal (le jeu, au dehors)

Vu et aprouvé.


Merci pour ta perspicacité chère Evie. Happy
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Oriel

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MessageSujet: Re: Hannibal Lecter   Jeu 20 Mar 2008 - 14:05

Dans quel ordre rangeriez-vous les opus ?
--> il y a eu confusion, en fait je parlais d'ordre affectif Ouf!
Désolé de mon manque de précision, j'aurais du dire "ordre de préférence".
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Danaé
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MessageSujet: Re: Hannibal Lecter   Jeu 20 Mar 2008 - 15:29

1. Le silence des agneaux.
2. Dragon rouge.

------


3. Hannibal.

------

754289. Les origines du Mal.


Ce film est l'un des rares qui m'a donné envie de piquer une colère au sortir du visionnage. Je regrette encore les trois euros déboursés au vidéo-club.
Pour faire court, je trouve que le personnage crétino-primaire qui y est mis en scène n'a pas le plus petit rapport avec celui de Lecter tel qu'il est décrit et (magistralement) interprété par Hopkins dans les autres films de la quadrilogie. Sans même parler du propos nauséabond qui découle du film, je ne vois pas par quel miracle on peut envisager que le personnage tellement caricatural et premier degré que campe Ulliel puisse quelques années plus tard devenir celui que joue Hopkins. C'est tout bonnement incohérent.
Et - et c'est ce qui pourrait surtout me mettre en colère - cela va totalement à l'encontre de la vision de la folie qu'avait développée Hopkins : le fou c'est forcément l'aveuglé, le viscéral, c'est celui qui nourrit une obsession de vengeance, c'est celui qui suinte le malsain. C'est celui qu'il est tellement facile de qualifier de "monstre" en invoquant un traumatisme d'enfance d'une crétinerie absolue ("ta soeur s'est fait bouffer alors tu bouffes tout le monde") pour montrer que, surtout, on n'a rien de commun avec cet homme-là (qui n'est, d'ailleurs, "plus un homme"). On utilise les pré-requis d'une morale de base pour faire passer une vision psychiatrique puante.
Là où le personnage de Lecter "adulte" est courtois, intelligent, cultivé, avec une aura qui a quelque chose de fascinant et, en ce sens, non seulement beaucoup plus intéressant, mais - aussi et surtout - beaucoup plus dérangeant.
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Oriel

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MessageSujet: Re: Hannibal Lecter   Jeu 20 Mar 2008 - 18:28

Danaé a écrit:
Ce film est l'un des rares qui m'a donné envie de piquer une colère au sortir du visionnage. Je regrette encore les trois euros déboursés au vidéo-club.
Pour faire court, je trouve que le personnage crétino-primaire qui y est mis en scène n'a pas le plus petit rapport avec celui de Lecter tel qu'il est décrit et (magistralement) interprété par Hopkins dans les autres films de la quadrilogie. Sans même parler du propos nauséabond qui découle du film, je ne vois pas par quel miracle on peut envisager que le personnage tellement caricatural et premier degré que campe Ulliel puisse quelques années plus tard devenir celui que joue Hopkins. C'est tout bonnement incohérent.

Ah, je pensais bien qu'il y aurait quelqu'un que les rictus d'Hannibal aurait rébuté ^
Comme je vais l'exposer par la suite, il y a selon moi des raisons valables expliquant que le jeune Lecter soit ainsi, et le fait qu'il évolue en le Lecter plus connu ne me semble pas incohérent.

Citation :
Et - et c'est ce qui pourrait surtout me mettre en colère - cela va totalement à l'encontre de la vision de la folie qu'avait développée Hopkins : le fou c'est forcément l'aveuglé, le viscéral, c'est celui qui nourrit une obsession de vengeance, c'est celui qui suinte le malsain.
Mais c'est tout à fait le portrait du jeune Hannibal : ne nourrit-il pas tout au long du film une obsession de la vengeance ? A part son attachement pour la japonaise, qu'il finit tout de même par reléguer au second plan, après sa soeur - ou plutôt après sa vengeance - à quoi pense-t-il d'autre ?
Son intérêt pour ses études est "viscéral" aussi, il s'explique par sa proximité à la chair, à une idée décomposée du corps humain, si je me souviens bien, l'on voit à un moment un croquis médical sur les joues, ça n'est pas par hasard, et à ces croquis-là s'ajoutent ceux des soldats, tout est donc bien lié en lui, viscéralement. Et quant à être malsain, pour prendre du plaisir à imiter ceux qui ont mangé sa soeur, il faut tout de même l'être un peu. Certes, Lecter l'aurait été encore plus, mais comme ce dernier le dit lui-même dans un opus précédent (chronologiquement) à propos d'un autre fou : "c'est sa première fois, il ne faut pas être trop sévère". Si le Lecteur vieux est plus malsain que celui-là, c'est très certainement parce qu'il n'a aucune raison visible de l'être, alors que le jeune Lecter en a une, aussi le considère-t'on comme moins malsain parce qu'il a, lui, cette "excuse", parce qu'il y a "une raison", et, enfin, parce que ses victimes ne sont pas innocentes.

Citation :
C'est celui qu'il est tellement facile de qualifier de "monstre" en invoquant un traumatisme d'enfance d'une crétinerie absolue ("ta soeur s'est fait bouffer alors tu bouffes tout le monde") pour montrer que, surtout, on n'a rien de commun avec cet homme-là (qui n'est, d'ailleurs, "plus un homme"). On utilise les pré-requis d'une morale de base pour faire passer une vision psychiatrique puante.
Alors si l'explication d'un traumatisme est crétine, faut-il penser qu'il aurait été plus logique qu'il devienne cannibale, comme ça, d'un coup de baguette magique, sans rien qui l'y destine ? Je veux bien, après tout on pourrait imaginer autre chose qui ne soit pas un traumatisme d'enfance, quelque chose de plus malsain puisque moins "excusable", mais enfin ce n'est pas parce que tous les thrillers utilisent l'idée du traumatisme d'enfance - utilisation qui l'a rendue ridicule à force - que le principe même du traumatisme d'enfance "est d'une crétinerie absolue". Que ceux qui en doutent fouttent des tartes à leurs gosses ou les violent, et ils verront bien par eux-mêmes si leurs enfants sont en bonne santé psychique plus tard. Je me permets d'en douter quelque peu. D'autre part, le "ta soeur s'est fait bouffer alors tu bouffes tout le monde" ne tient pas... Dans ce dernier film, il ne bouffe pas tout le monde, non. Il bouffe ceux dont il se venge. Plus tard certes, il sera moins restrictif, mais avec le modèle que j'ai pensé, ça se tient, et c'est normal : les vengés ne sont plus là. Il faut bien d'autres personnes pour continuer. Personne me contredira (ou alors le fera mais sera dans l'erreur) si je dis qu'il est fréquent qu'un enfant issu d'une famille où il était battu, se surprenne, plus tard, à agir exactement comme ses parents, alors qu'il était persuadé, plus jeune, de ne pas faire pareil (attention, j'ai bien dit "fréquent"...). Donc, étant donné ce fait, réel, pourquoi ne pourrait-il pas se transposer version cannibalisme ? Les cannibales ne courrent pas les rues, enfin si c'est le cas, on ne le sait pas, alors cette façon d'inclure le cannibalisme dans le scénario me paraît cohérente.
Enfin, je n'utiliserai pas le mot de "morale" pour qualifier une thèse psychiatrique. Il ne s'agit pas de morale, il s'agit simpement d'observation... Quant au fait qu'il soit qualifié de monstre, ce n'est pas parce que le flic et la japonaise le disent/pensent, que le film offre nécessairement cette vision. La vision d'un ou plusieurs personnages n'est pas celle du film. Et justement, ici, le film présente le jeune Lecter bien autrement que selon un monstre, je crois, étant donné qu'il s'échine à éclairer le pourquoi de son comportement, et à le raffiner, à grand renfort d'une esthétique nippone, que je trouve bien choisie par ailleurs, les japonais ayant eu cette tendance à considérer les manières de tuer comme un art et le meurtre en général comme objet esthétique (bon, ils ne sont pas les seuls). Ah d'ailleurs, choses que j'avais trouvé bien par rapport au japon, l'introduction d'une japonaise est judicieuse, déjà parce qu'elle apporte cette esthétique, mais aussi par qu'elle fait crée un pont entre les deux pôles d'horreur de la seconde guerre mondiale : on a le panorama d'est en ouest.

Citation :
Là où le personnage de Lecter "adulte" est courtois, intelligent, cultivé, avec une aura qui a quelque chose de fascinant et, en ce sens, non seulement beaucoup plus intéressant, mais - aussi et surtout - beaucoup plus dérangeant.
Ce n'est pas parce que le Hannibal jeune a des rictus souvent quelques peu abusifs qu'il n'est pas courtois, intelligent et cultivé : Lecter adulte tue le prisonnier qui a envoyé sa semence sur Clarisse - Lecter jeune tue le gros lard qui a parlé du sexe de la japonaise ; Lecter adulte écoute de la musique classique - Lecter jeune écoute du piano ; Lecter adulte est docteur - Lecter jeune est étudiant. Certes, Lecter adulte fait plus étalage de sa culture, mais encore une fois, Lecter jeune est jeune, il est donc normal qu'il n'ait pas le niveau de connaissances qu'il acquiert ensuite, et qu'il soit plus ancré dans ses passions, en l'occurrence, sa vengeance, que dans un calme intellectuel propice au discours culturel. Je ne nie pas que le Lecter adulte soit plus interessant, mais c'est normal : il a eu plus le temps de le devenir, tout comme il a eu plus le temps de devenir dérangeant. Un autre élément qui ajoute à cet aspect dérangeant est sa vieillesse : un véritable pervers vieux parait plus malsain du fait de sa vieillesse. L'effet est encore relevé avec la présence de Clarisse. Le vieux vicelard, intelligent, cannibale, et le petit agneau tout frais, la petite Clarisse... Instantanément, une scène se dresse avec toutes les petit-chaperon-rougeries possibles^ Le jeune Lecter n'ayant pas eu cet avantage, il lui fallait puiser ailleurs son éclat : dans la jouissance assassine de la jeunesse.

J'imagine que l'aspect "film d'action" t'aura aussi déplu dans ce film, mais selon moi il ne pouvait pas être sur le même plan que Le silence des agneaux - et chacun des deux films révèle bien un portrait dans un contexte : Lecter jeune-fougueux, Lecter vieux-vicieux. Lecter n'aurait quand même pas pu sortir du ventre de sa mère en étant déjà le Lecter vicieux, là, ça n'aurait pas été logique. Au cas où la question : "un bon personnage doit-il être logique ?", je réponds bien sûr non, mais dans le cadre d'une série, l'incohérence nuirait certainement, à force. Pour autant, je n'écarte pas que d'autres sources que le traumatisme d'enfance auraient pu être très intéressantes ; tout comme un Lecter qui n'aurait pas été vengeur mais autre chose, seulement pour moi on ne peut pas complètement comparer les deux films - Les origines du mal et Le silence des agneaux - selon les mêmes critères.
Ils sont deux pas différents vers la jouissance de "faire le mal", le premier, en tuant, le second, par des pratiques plus en à côté. Il fallait les deux pas.
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