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 Article: la Nothomb Academy (Le Point.fr)

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MessageSujet: Article: la Nothomb Academy (Le Point.fr)   Sam 27 Aoû 2005 - 4:56

Quand une émission de téléréalité met en scène l'univers concen-trationnaire nazi. Amélie Nothomb tricote une métaphore sulfureuse... mais le pseudo-roman-scandale fait pschitt.

Avec « Acide sulfurique », Amélie Nothomb donne son quatorzième roman. Une rumeur a flotté pendant l'été : ce livre serait, ainsi que son titre le souligne, acide et sulfureux. Examinons ce que recouvre cette tautologie. En fait, une fable construite sur l'équivalence entre les émissions de téléréalité et l'univers concentrationnaire. Une chaîne de télévision organise un reality-show qui se déroule dans « un camp semblable à ceux pas si anciens des déportations nazies ». Toutes les séquences sont suivies par des caméras : rafles, wagons à bestiaux, baraquements, coups de schlague, « moments d'émotion » sur les paillasses, puis élimination physique des participants par vote interactif du public. Du tatouage de matricule à la soupe carencée, rien n'est épargné aux participants de ce nouveau jeu du cirque élégamment baptisé « Concentration ». Les personnages, à peine esquissés, correspondent à leur nature de numéros. Pour corser le tout, on suit les émois d'une kapo, intellectuellement complexée, qui tombe amoureuse d'une lumineuse jeune fille internée. Un peu de Lesbos dans la SS Academy, telle est la fantaisie d'Amélie.

On voit l'intention. Esprit conventionnellement moderne en ce qu'elle ne recule pas devant l'hypertrophie de la métaphore concentrationnaire, Nothomb entend pousser à son extrémité la logique de la téléréalité : on veut du pathos, de l'audience et du sang. A la lire, l'espace qui sépare Himmler des dirigeants d'Endemol et Benjamin Castaldi d'un gardien de mirador ne serait qu'une affaire de degrés. Au sadisme voyeuriste l'écran ajoute le bêlement compassionnel. Quant à la masse des téléspectateurs, elle tient le rôle des collabos, tandis que ceux qui ont le courage d'éteindre leur poste occupent la place des résistants. Maniant avec légèreté des signifiants lourds, l'auteur de « Biographie de la faim » nous livre ainsi un « Portier de nuit » d'esprit Bibliothèque verte.

On aura compris que ce livre encourt l'objection, et la recherche peut-être. Certains attaqueront Amélie Nothomb sur les principes : comment ose-t-elle instrumentaliser un génocide pour satiriser un Audimat ? D'autres pourront la contester sur l'hyperbole, car il est douteux que la téléréalité accouche jamais d'un reality-show crypto-nazi. Mais le péché d'Amélie, à la réflexion, relève d'une autre nature. Son livre est formaté pour réussir dans l'univers qu'il dénonce : celui des gimmicks qui font parler et des remous d'opinion à 100 000 exemplaires. En s'aventurant dans une zone délicate, Nothomb sollicite un public, ou pour mieux dire drague une audience. Paragraphes de cinq lignes, typographie pour myopes, psychologie de bande dessinée : ce roman de dénonciation se place au niveau de la grammaire télévisuelle qu'il réprouve. L'apologue est aussi appuyé que le style est prépubère. Les wagons plombés y évoquent un petit train électrique circulant dans une ludothèque. En pointant la lunette du « Club des Cinq » sur l'univers de Primo Levi, la Fifi Brindacier de la rue Huyghens trahit ce qui fait sa limite, et peut-être son ambiguïté : un esprit d'enfance moisi. Certains décrivent « Acide sulfurique » comme un roman-scandale ? C'est plutôt l'exercice de rentrée d'une petite dégoûtée qui cherche sa fessée

Marc Lambron (www.lepoint.fr)
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