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 L'eau chez Amélie Nothomb

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AuteurMessage
orlane

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Inscription : 25/04/2007
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MessageSujet: L'eau chez Amélie Nothomb   Sam 22 Sep 2007 - 0:18

excellente idée de mémoire universitaire à mon avis

Amélie Nothomb a un 6ème sens pour parler de l'eau
même là, elle exprime l'amour/ la mort, l'eau de ses lacs (Hygiène de l'assassin, Métaphysique des tubes, je n'ai lu que ça) est à la fois charnelle et mortifère
et même, je viens de découvrir que sa peur de la chair (les seins des femmes etc.), sa phobie de la nourriture y sont étroitement liés :
en effet, elle est à la fois attirée et dégoûtée, dans un processus phobique et psychanalytique intéressant
il y a vraiment une clé à trouver dans l'eau, au fond de ce lac, pour comprendre encore mieux cette pauvre (et riche à tous les sens du terme) Amélie.
l'eau, c'est son côté féminin, qu'elle rejette tout en restant fascinée par des femmes enfants (Robert en est l'illustration) sans poitrine
l'eau amniotique aussi qui sert à ne pas vivre donc qui est la mort
(cf Minority report, les voyants dans la piscine)
enfin, je laisse la plume électronique à d'autres...
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N.S



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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Ven 12 Oct 2007 - 0:27

C'est vrai, c'est drôle, AN est fascinée par l'eau alors qu'elle représente souvent un danger: sa double noyade dans métaphysique des tubes alors qu'elle nourrit les poissons et dans biographie de la faim lorsqu'elle essaye de marcher sur l'eau comme le christ. Sinon il y a aussi le viol alors qu'elle est dans a mer au japon.Et puis il y a aussi la potomanie!
c'est ambïgu car l'eau toute menacante me semble aussi sacralisée comme un temple ou meme un paradis de l'enfance(comme pour Prétextat et Léopoldine).Au risque de partir un peu loin dans le délire comme AN le dit de sidoine, le japon est insulaire, l'eau peut permettre la sacralisation...D'ailleurs dans biographie de la faim elle percoit sa potomanie comme un moyen d'accéder au divin (je peux pas vérifier je n'ai pas le livre sous la main)
Dans Ni d'eve ni d'adam, Rinri ne peut pas entrer dans son bain sans se laver avant au risque de souiller l'eau.AN tient p-e cette fascination du Japon.C'est vrai que c'est fort etrange cette vision qu'elle a de l'eau.
Par contre je comprends pas très bien le lien fait avec la chair et la nourriture, quoique...
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MissTik

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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Ven 12 Oct 2007 - 22:18

"des femmes enfants (Robert en est l'illustration) sans poitrine"


On parle bien de la chanteuse Robert ? je ne crois pas que Robert est une femme enfant, elle se dénude et révèle une grande féminité, et accessoirement elle a des formes généreuses...
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Athéna

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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Ven 12 Oct 2007 - 22:25

Claire, pourrais-tu nous expliquer la phrase suivante : elle est à la fois attirée et dégoûtée, dans un processus phobique et psychanalytique intéressant
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Athéna

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Inscription : 17/05/2007
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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Ven 12 Oct 2007 - 22:27

Si tu pouvais fournir un décodeur ce serait intéressant.
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orlane

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Inscription : 25/04/2007
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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Sam 13 Oct 2007 - 23:00

chère Athéna, je viens de lire ta question et je me dis : c'est moi qui ai écrit cette phrase, c'est dingue, oui, c'est moi, je ne m'en souvenais plus... C'est vrai que j'écris ce que je ressens et ça ne passe pas forcément (contrairement aux apparences) par la réflexion.
Il n'y a pas d'eau dans Antechrista et dans Stupeur et tremblements que je viens de lire, je t'en dirai plus quand j'aurai lu Biographie de la faim et d'autres.
Zut, et moi qui lui ai parlé d'eau à la dédicace... Pour moi, l'eau n'est que (et extraordinairement) positive.
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nausicaa

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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Dim 13 Jan 2008 - 2:42

On peut partir du nom même d'Amélie Nothomb. elle explique dans Stupeur et tremblements notamment que son prénom en japonais contient le mot "pluie". Quand on sait l'importance des noms dans toutes l'oeuvre d'AN, on peut déjà se dire qu'elle considère qu'il y a un lien intime entre elle et l'eau.
Lien qu'elle célèbre lorsqu'elle explique que l'eau est son élément, qu'elle adore nager etc... L'eau est autour d'elle, mais elle cherche aussi à ce qu'elle soit EN elle : potomanie, comme une tentative d'intégrer totalement son élément.
D'un autre côté, il y a aussi, comme vous l'avez déjà signalé, l'eau synonyme de menace et de mort : le suicide avorté dans Métaphysique, le viol dans Biographie de la faim.
Toute cette thématique qui scande l'oeuvre autobiographique est aussi brassée et remaniée dans les oeuvres plus fictionnelles. Dans Hygiène de l'assassin, bien sûr, le lac est le lieu de la mort de Léopoldine, mais il est aussi une partie importante de "l'hygiène d'éternelle enfance" mise au point par Tach : l'eau est indissolublement liée à l'enfance, qu'elle est censée préserver. La mort de Lépoldine dans le lac est à ce sujet particulièrement claire.
Dans Les Catilinaires, même si le thème est moins central, je note quand même la scène de la douche, qu'Emile présente comme un souvenir marquant et essentiel de son enfance avec Juliette. L'eau est encore synonyme de bonheur et de fusion entre deux êtres pris dans une même enfance.
Enfin, la mer dans Mercure me semble pouvoir être aussi liée à cette thématique. Elle est aussi un motif de fascination et d'horreur pour l'ancien marin qu'est Omer Loncours. Pour Adèle et pour Hazel, elle signifie tant l'enfermement loin du monde que le chemin vers la liberté. C'est en se jetant dans la mer que Adèle et Loncours se suicident. Ici aussi, l'eau est ce qui préserve. C'est par l'eau que Hazel est coupée du monde et peut rester pure et belle aux yeux de son "tuteur". C'est par la mer aussi qu'elle quittera sa prison dans la première fin.

A propos de Mercure : on sait que pour préserver Hazel de son propre reflet, Loncours fait brouiller l'eau de son bain. Dans ce roman, l'eau est donc aussi mise en rapport avec la question du miroir. ce pourrait être une piste intéressante à explorer dans toute l'oeuvre d'AN.
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orlane

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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Jeu 17 Jan 2008 - 20:35

nausicaa a écrit:
On peut partir du nom même d'Amélie Nothomb. elle explique dans Stupeur et tremblements notamment que son prénom en japonais contient le mot "pluie". Quand on sait l'importance des noms dans toutes l'oeuvre d'AN, on peut déjà se dire qu'elle considère qu'il y a un lien intime entre elle et l'eau.
Lien qu'elle célèbre lorsqu'elle explique que l'eau est son élément, qu'elle adore nager etc... L'eau est autour d'elle, mais elle cherche aussi à ce qu'elle soit EN elle : potomanie, comme une tentative d'intégrer totalement son élément.
D'un autre côté, il y a aussi, comme vous l'avez déjà signalé, l'eau synonyme de menace et de mort : le suicide avorté dans Métaphysique, le viol dans Biographie de la faim.
Toute cette thématique qui scande l'oeuvre autobiographique est aussi brassée et remaniée dans les oeuvres plus fictionnelles. Dans Hygiène de l'assassin, bien sûr, le lac est le lieu de la mort de Léopoldine, mais il est aussi une partie importante de "l'hygiène d'éternelle enfance" mise au point par Tach : l'eau est indissolublement liée à l'enfance, qu'elle est censée préserver. La mort de Lépoldine dans le lac est à ce sujet particulièrement claire.
Dans Les Catilinaires, même si le thème est moins central, je note quand même la scène de la douche, qu'Emile présente comme un souvenir marquant et essentiel de son enfance avec Juliette. L'eau est encore synonyme de bonheur et de fusion entre deux êtres pris dans une même enfance.
Enfin, la mer dans Mercure me semble pouvoir être aussi liée à cette thématique. Elle est aussi un motif de fascination et d'horreur pour l'ancien marin qu'est Omer Loncours. Pour Adèle et pour Hazel, elle signifie tant l'enfermement loin du monde que le chemin vers la liberté. C'est en se jetant dans la mer que Adèle et Loncours se suicident. Ici aussi, l'eau est ce qui préserve. C'est par l'eau que Hazel est coupée du monde et peut rester pure et belle aux yeux de son "tuteur". C'est par la mer aussi qu'elle quittera sa prison dans la première fin.

A propos de Mercure : on sait que pour préserver Hazel de son propre reflet, Loncours fait brouiller l'eau de son bain. Dans ce roman, l'eau est donc aussi mise en rapport avec la question du miroir. ce pourrait être une piste intéressante à explorer dans toute l'oeuvre d'AN.

oui !
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nausicaa

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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Sam 19 Jan 2008 - 2:11

claire boitel a écrit:
Amélie Nothomb a un 6ème sens pour parler de l'eau

Et si on se contente des cinq sens que tout le monde a? Quels sont ceux que l'eau sollicite dans les textes d'AN? Le goût certainement (potomanie), le toucher (envie d'entrer dans l'eau).
Mais qu'en est-il de la vue et de l'ouïe ? (pour l'odorat, ça me parait un peu compromis.)
Je n'ai pas de souvenir précis de passages où le bruit de l'eau ou son aspect sont particulièrement mis en exergue, mais il devrait logiquement y en avoir.
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sigh

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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Sam 19 Jan 2008 - 13:29

Est-ce que l'eau sollicite le goût?
Je n'en suis pas sûr.
L'eau a-t-elle du goût? Dans Biographie de la faim , elle a un goût de pierre. En général , elle a le goût de ce qu'on y ajoute.

Pour la vue et l'ouïe , je n'ai pas trouvé d'exemples.
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Elrond
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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Dim 20 Jan 2008 - 1:44

J'ai trouvé, par hasard, un support utile pour réfléchir sur le thème de l'eau: un extrait de l'interview d'Amélie par Laureline Amanieux:

Citation :
- L'eau est très présente dans vos récits : elle est à la fois source de vie et de mort, elle préserve l'enfance, mais c'est aussi l'eau où l'on se noie.

- L'eau a longtemps été pour moi le bienfait absolu, et puis à un moment de ma vie, c'est devenu exactement le contraire. C'est devenu la corruption absolue, ce qui explique que jusqu'à un certain âge on m'a toujours vue dans l'eau, et que, depuis un certain âge, on ne me voit plus jamais dans l'eau !

- C'est dû à ce que vous écrivez dans Métaphysique des tubes ?

- Non, c'est plus tardif que cela, mais l'épisode de Métaphysique des tubes ne m'a absolument pas brouillée avec l'eau. D'ailleurs, c'était volontaire, ce n'est pas un mauvais souvenir. Franchement, jusqu'à environ 12 ans, on me voyait tout le temps dans l'eau. Dès qu'il y avait de l'eau, il fallait que j'y aille. C'était plus fort que moi : une flaque, une piscine, la mer, un lac, toute eau était pour moi. Et puis, brusquement, la brouille totale, la découverte que l'eau était sale, que c'était aussi le contraire. Donc, c'est vraiment l'élément ambivalent par excellence, la pureté et en même temps la corruption totale.

- Pourtant, le passage où Omer se noie est très positif.

- Oui, parce que là, c'est la mort par l'eau : ce n'est pas si mal.

- C'est une espèce de retour aux sources.

- Oui, c'est très cohérent ; commencer par l'eau, finir par l'eau. Quand je fais allusion à l'eau négative, ce n'est pas à cette eau-là que je fais allusion.
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nausicaa

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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Lun 21 Jan 2008 - 0:54

On voit que cet entretien a été mené avant la publication de Biographie de la faim, qui explicite les raisons du retournement d'AN vis-à-vis de l'eau.
Fascination / répulsion : l'ambivalence du rapport à l'eau est finalement la même que les sentiments qu'inspirent beaucoup de personnages dans les romans d'Amélie.
Un peu comme si tout devait forcément avoir un côté lumineux, attractif et une face sombre, effrayante et repoussante.
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vera

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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Mar 18 Sep 2012 - 11:08

Je vous livre un texte sur l'eau que j'ai écrit, publié en 2001 sur Péplum :

L'eau est l'élément le plus dualitaire et le plus mystérieux qui soit.

A la fois symbole de vie et de mort, de pureté et d'impureté, siège de

l'inconscient et de l'érotisme, elle suscite en nous rèves et fantasmes

nourris par les mythologies les plus anciennes.



J'ai toujours senti que l'eau apparaissait dans les romans d'Amélie Nothomb

à des moments cruciaux qui faisaient basculer la destinée de ses personnages

principaux.

En me plongeant dans l'étude du symbolisme de cet élément primordial, je me

suis laissée happer par l'infinité de ses possibles. Pour ne pas me laisser

submerger, j'ai choisi d'extraire les passages les plus significatifs de

l'oeuvre d'Amélie et d'analyser l'importance et le sens de l'élément

aquatique dans chacun d'eux.

C'est une errance, une divagation plus qu'un commentaire de textes. Je me

suis largement inspirée de Bachelard et de livres sur le symbolisme pour

guider mes réveries.



Hygiène de l'assassin



Dans tous les paradis, il y a de l'eau : le jardin d'éden est arrosé de 4

fleuves.

Dans la plus ancienne des religions que nous connaissons, la religion

sumérienne, Innanna, la grande déesse mère, a un vase à la place du coeur,

d'où jaillit une eau qui promet un éternel printemps.

Dans la Bible, c'est près de l'eau qu'ont lieu les rencontres essentielles,

elle est considérée comme sacrée car elle possède une vertu purificatrice.

D'après Tertullien, l'esprit divin choisit l'eau parmi les divers éléments

car elle apparait dès l'origine une matière parfaite, féconde, simple et

totalement transparente.

"Je n'aime pas la transparence (...) j'aime qu'on ne voit pas à travers moi"

affirmait Prétextat Tach lors de sa seconde interview (p 29 en Poche); il

pourrait dire qu'il n'aime plus la transparence. Cette transformation, nous

la comprendrons à la lecture du plus beau passage d'Hygiène de l'Assassin,

celui qui mène à la mort de Léopoldine.

Dans le Paradis de Prétextat et Léopoldine, le temps s'est arrété, ils

baignent dans une éternelle enfance par une maitrise teinté d'un idéalisme

typiquement anorexique. Outre le régime alimentaire controlé, les baignades

quotidiennes dans les lacs de ce domaine constituent la méthode miraculeuse

qui préserve le corps de la puberté et des changements physiologiques.

Tels Adam et Eve, P. et sa cousine sont purs et ne connaissent ni la vie ni

la mort et à fortiori le temps.

Les baignades dans ce liquide amniotique, cette eau figée, stagnante leur

permet de se désintégrer et de renaitre. Ces régressions et renaissances les

gardent ensemble dans un état de naissance permanente donc loin de l'adulte

mais pas la mort (voir Amélie dans Métaphysique des Tubes).

Dans les traditions juives et chrétiennes, l'eau est l'origine de la

création, mère et matrice, source de toute chose, elle manifeste le

transcendant et doit etre considérée comme une hiérophante, comme Prétextat

aimait définir Léopoldine. L. serait donc l'eau, ambivalente qui trahira

leur pacte secret car l'eau est à la fois source de vie et de mort,

créatrice et destructrice.

Cette ambivalence rejoint dans la religion la séparation, faite par Dieu

lors de la Création, des eaux supérieures (pluie) et des eaux inférieures

(eau sur terre). Il désigne le partage des eaux males et femelles

symbolisant la sécurité et l'insécurité, le masculin et le féminin, ce qui

rejoint un symbolisme universel.



La veille de la mort de L., rien ne laissait présager en apparence du drame

: "Une nuit absolument calme et noire, d'une douceur insolite" (p 144). Une

douceur féminine et sensuelle ; l'eau du lac, nocturne, lunaire et laiteuse

où la libido s'éveille mais celle de 2 enfants.

La seule menace viendrait de la forèt "silencieuse comme une vieille

voyeuse", observant les 2 corps androgynes faisant l'amour.

L'eau qui reflète, silencieuse, secrète, immobile et "absorbe" tout ce qui

se passe ne semble pas encore constituer l'élément témoin. Tout dort.

Le jour se lève, le ciel se dégage, d'une pureté presque égale à P. et L.

L'eau encore pure immobilise l'image du ciel et crée un ciel en son sein.

Par ses reflets, elle double le ciel et les choses, créant 2 univers

parallèles et étrangement ressemblants.

Mais le reflet est-il plus réel que le réel ? L'eau est-elle prophétique ?

P et L se baignent, jouent entièrement nus car ils ne connaissent pas la

honte : l'eau évoque la nudité naturelle, celle qui peut garder une

innocence.

L'immersion dans l'eau froide était recommandée par les saints comme une

mortification. Ici elle fige les 2 corps, l'entrée dans l'eau se faisant

pour L comme une initiation ("ses membres livides", "échassier frisonnant,

les lèvres bleues, ses grands yeux pleins de terreur" p 143), un premier pas

vers la mort qui se transforme en jeu d'enfants "qui marinent, glissent vers

les profondeurs du lac ou font la planche" : vocabulaire qui pourrait se

rattacher à des cadavres, meme vocabulaire usité après la mort de L.

Jeu subtil entre la surface où existe le reflet et les profondeurs.

Les lacs symbolisent l'oeil de la terre par lequel les habitants du monde

souterrain peuvent regarder les etres vivants. Ils sont considérés comme des

palais souterrains d'où surgissent des créatures extraordinaires : nymphes,

sirènes et qui attirent les hommes vers la mort. C'est la création de

l'imagination exaltée et a la signification de paradis illusoire.

La profondeur de l'eau représente les énergies inconscientes, des puissances

informes de l'ame, des motivations secrètes et inconnues. Dans la

mythologie, c'est de la profondeur de l'eau que surgissaient les monstres.

L'eau de ce lac parait limpide en surface mais en profondeur elle devient

obscure verdie par des algues qui modifient la blancheur des deux corps (p

143).



Avant la survenue de ses règles, L se trouve dans une position

intermédiaire, le haut du corps accoudé sur l'ilot où repose P et le restant

immergé. Celui-ci observe l'image mystérieuse de sa cousine : "la blancheur

mystérieuse de ses jambes qui transparaissait sous la noirceur verdatre des

eaux". Ces détails suggèrent la transformation de l'eau pure en eau impure

("la noirceur chaotique du lac" p 145) ; cet aspect sombre la rend mauvaise

dans son ensemble et rappelle les courants noirs du Styx aux ondes lourdes

chargées de mal. L se trouve déjà prisonnière en grande partie de cette eau

impure mais elle ne le sait pas.

entre eau et terre, Léopoldine suscite le mystère, le haut du corps est un

reflet qui se matérialise par intermittence comme ses jambes qui battent

dans l'eau. Elle est une image avant d'etre un etre et un désir avant d'etre

une image.

La partie de son corps immergé ne se reflète pas, elle brise l'eau en

l'agitant et la trouble. Avec l'eau profonde, on choisit sa vision : le fond

ou le courant, on a le droit ambigu de voir ou de ne pas voir.

Cette double vision est la porte ouverte au fantasme de la sirène, à moitié

femme, à moitié poisson, tout comme L qui charme son cousin à demi plongée

dans sa première et ultime demeure l'eau.

La sirène représente la femme fatale de la mer ou de l'eau selon les pays ou

légendes. Habituellement elle épouse un humain mais un jour ou l'autre, une

rupture de contrat la renvoie à son univers aquatique que ce soit la mer, le

lac, la rivière ou le puits.

On peut aisément identifier Mélusine au Moyen age français, non seulement

avec la Mermaid des légendes anglaises et écossaises, avec la Merrimini ou

Meerfrun des légendes germaniques, avec la Mermennil d'Irlande, avec la

Merron islandaise, la Mari Morgan de Bretagne, la Morfowgn du Pays de

Galles, ou la Rusalka de Russie mais aussi la Mujina de la tradition

japonaise, les sirènes chinoises dans les puits etc...

Ces mystérieuses princesses des eaux nous enseigne que le royaume de l'eau

élève les humains ou les fait sombrer vers l'amour ou le rève.

A l'origine la sirène des grecs était une femme-oiseau associant la tete et

le buste d'une femme et les griffes d'un oiseau.

ces monstres qui resortent des éléments indéterminés de l'air ou de l'eau

sont des créations de l'inconscient, des rèves ou chimères qui entrainent

l'homme vers des pulsions primitives ou obscures.

Elles symbolisent l'autodestruction du désir porté par une passion

illusoire.

L'eau absorbe L dans sa noirceur et c'est à ce moment là qu'apparait le sang

qui brise le paradis et remonte "des profondeurs du lac". C'est le sang qui

différencie et sépare les deux etres qui ne faisient qu'un dans l'éternité.

Surgit le cycle, la temporalité qui inexorablement devrait amener L vers sa

destinée de mortelle.

Dans les textes irlandais, l'eau est un élément soumis aux druides qui ont

le pouvoir de lier ou de délier. C'est un moyen et un lieu de révélation

pour les poètes qui l'incantent pour en obtenir des prophéties.

les druides affirmaient qu'à la fin du monde règneront seuls l'eau et le feu

qui sont des éléments primordiaux. C'est également ainsi que finit

symboliquement la vie de P par la mort de L et l'incendie du chateau qui

marque la destruction finale.



Le symbole de l'eau contient aussi celui du sang. Il recouvre lui aussi un

symbole double : le sang céleste associé au soleil et au feu, et le sang

menstruel associé à la terre et à la lune.

C'est le sang et l'eau qui nous nourissent dans le ventre de notre mère.

Selon Bachelard, il existe une poétique du sang. Tout ce qui est dans la

nature coule lourdement, douloureusement, mystérieusement comme un sang

maudit qui charrie la mort. Quand un liquide se valorise, il s'apparrente à

un liquide organique. Meme avant que Prétextat n'étrangle Léopoldine, l'eau

et le sang marque la rupture à jamais de leur fragilerève et du lien qui

faisait d'eux qu'une seule entité.

La mort ne devient que la suite logique de l'écroulement de leur univers

illusoire. L'eau est une invitation à mourir qui permet de rejoindre un des

refuges matériels élémentaires. L'eau est la matière de la mort belle et

fidèle, silencieuse, immobile ; elle gardent les morts dans leur sommeil. Le

lac aux eaux dormantes est le symbole de ce sommeil total gardé par l'amour

des vivants et berçé par les litanies du souvenir.

La mort dans une eau calme a des traits maternels ; elle mèle les symboles

ambivalents de naissance et de mort.

selon Jung, le désir de l'homme est que les sombres eaux de la mort

deviennent les eaux de la vie, que la mort et sa froide étreinte soient le

giron maternel tout comme l'eau par ses reflets absorbe le monde pour le

réenfanter dans ses profondeurs.

Dans le baptème chrétien, l'eau efface l'histoire et les péchés et rétablit

l'etre dans un état nouveau. C'est une initiation à la fois symbole de vie

et mort : l'immersion est comparable à la mise au tombeau du Christ et à sa

Résurrection.

Léopoldine retrouve l'innocence originelle et Prétextat l'aurait laissée

dormir dans cette eau tranquille lui servant à merveille de linceul.

Les celtes mettaient quelquefois les dépouilles humaines dans des troncs

d'arbres qui étaient jetés dans le fleuve. Encore aujourd'hui les cadavres

sont offerts au Gange en Inde pour l'ultime voyage pour que le mort soit

remis à la mère pour etre réinfanté.

P plonge pour la repècher, pour se fondre en elle, se mélanger dans cet

élément qui les a uni puis séparé.

Lui aussi meurt en la tuant : "ce n'était pas une séparation puisque nous

mourrions ensemble" p 151 mais quand il plonge pour la retrouver, il se rend

compte qu'elle s'éloigne ("encore si proche de moi et déjà énigmatique comme

un vestige immergé".

Il meurt à lui meme et veut renaitre mais sa vie ne sera qu'une déchéance

immonde ; son existence deviendra monstrueuse tout comme son physique. C'est

le monstre en devenir qui sort des eaux, seules ses mains ayant touchées L

resteront fidèles à ces temps anciens.



A la lumière de ce passage, il y a un revirement dans le symbolisme de

l'eau, de matière adorée qui plonge dans un rève d'immortalité, elle ne peut

mener qu'à la mort et devient honnie et synonyme de trahison. La matière de

la vérité qui purifie devient celle du mensonge qui trouble (cf Mercure).

Elle devient la substance qui chasse du paradis et conduit à la mort. Cette

scène est décrite comme un rève.

Je n'ai pas développé le symbolisme maternel et de fécondité de l'eau :

cette source vitale qui épanche notre soif, cette eau de jouvence qui

soudain ramène Léopoldine à son état de femme.

Voici quelques notes sur Mercure dans lequel l'eau tient également une place

centrale.



"O mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l'ancre !"

Baudelaire



Omer loncours, le Capitaine, retient Hazel dans un paradis illusoire et

comme Prétextat dans Hygiène garde le secret d'un assassinat : celui

d'Adèle, morte noyée.

Françoise, l'infirmière qui telle Nina dans Hygiène percera ce secret, est

fascinée par la mer. Ce sera sa manière de se présenter à Hazel le second

jour. Les bateaux qui arrivent au port lui donnent l'impression de connaitre

le monde.

la dimension onirique de l'eau nous invite au voyage.

Le voyage sur les flots s'apparente à la mort ; Bachelard l'appelle le

complexe de Caron qui transportait les ames des défunts dans sa barque vers

l'autre rive : l'au-delà. Cette barque est le symbole qui reste attaché aux

malheurs des hommes : les dangers de la mer amène le navigateur à braver la

mort.

le retour de l'homme sortant indemne de cet épreuve devient pour

l'imaginaire collectif, un etre miraculé sauvé du fleuve des morts. L'eau

est un néant substantiel. Dans la 1ère fin, Françoise et hazel, libérées

d'Omer, s'enfuient sur un paquebot pour renaitre sur d'autres terres.





"Mon amante a les vertus de l'eau : un sourire clair, des gestes

coulants, une voix pure et chantant goutte à goutte" V.Segalen



Pour Omer comme pour Françoise, Hazel est décrite avec des qualificatifs

aquatiques : "une voix de source" (p22 et p141), mettant en valeur la pureté

et la beauté de la jeune femme.

L'eau douce est l'eau véritable qui désaltère et est symboliquement plus

pure que l'eau de mer. C'est une perversion qui a salé la mer, la rendant

inhumaine car non destinée à servir les hommes.



Dans Mercure, la noyade est pour Adèle comme pour Omer s'identifiant à elle

la seule mortr possible, du moins la plus sensée.

La mer est le symbole de la dynamique de la vie : lieu des naissances, des

transformations et des renaissances.

Eaux en mouvement, la mer symbolise un état transitoire entre les possibles

encore informels et les réalités formelles, une situation d'ambivalence qui

est celle de l'incertitude, du doute, de l'indécision et qui peut se

conclure bien ou mal.

Le monologue d'Omer lors de sa noyade (p 218) comparant la dualité de l'eau,

siège de la féminité et de la fécondité, à celle de l'amour qui peut

accomplir des prodiges comme des actes monstrueux.

Le suicide par l'eau est le suicide par excellence, se noyer c'est mourir

dans le ventre de sa mer. c'est aussi le moins passif car il faut faire le

mort malgré soi "lourd et inerte", tromper l'eau pour qu'elle nous accepte

en son sein, elle qui, tout naturellement, nous fait remonter à la surface.



L'eau ressemble au mercure qui lui aussi est symbolique du principe passif,

humide, yin. Le retour au mercure est alchimiquement la régression à l'état

indifférencié.

en astrologie, c'est la planète la plus rapide, Mercure est le médiateur,

enfant du soleil, père céleste et de la lune, la mère universelle.

Son attribut, le Caducée, symbole ambigu faisant référence à la

confrontation des principes dualitaires et complémentaires :

ténèbres/lumière, féminin/masculin etc...

Cette circulation interne constitue la condition initiale du développement

de l'intelligence : séparer les choses pour ne plus se confondre avec elles

et prendre des distances avec elles.

C'est Françoise, l'infirmière, la messagère qui endosse ce role de

révélateur. Mais elle-meme double, elle reprendra dans la seconde fin la

place d'Omer pour maintenir Hazel dans sa prison dorée.

L'eau à la fois vie et mort peut avoir un role libérateur ou d'enfermement

comme sur cette ile sans reflet et sans frontière.

Il n'est pas complètement exact qu'il n'y a pas d'eau dans "Péplum" :

Celsius parle en effet du surpresseur, système à base d'eau qui serait

source d'énergie (p42 livre de poche) mais ce passage n'est pas très

marquant, je l'avoue.



Dans les Catilinaires, la neige est omniprésente dans l'univers d'Emile et

de Juliette, qu'elle recouvre de blancheur, pureté et silence aussi

imperturbable au début qu'à la fin du roman après le drame.

Elle est juste témoin par les traces de la masse envahissante de Palamède

lorsqu'Emile et Juliette partent en promenade pour échapper au voisin. Lors

de cette escapade, Juliette révèle tout son coté enfantin et avale les

flocons de neige qui la rendront malade comme si la couche blanche les

mettait à l'ordre qu'on ne devait pas venir à elle et la salir par lacheté

ou fuite, ce qui renforcera le sentiment de culpabilité d'Emile. Par sa

pureté, elle renvoie à la figure des hommes ce qu'il y a d'impur en eux.

A noter, au début du roman, le souvenir nocturne d'Emile pour exorciser son

malaise grandissant, de la douche qu'il prenait enfant avec Juliette qui se

rapproche des baignades dans l'eau glacée de Léopoldine dans Hygiène de

l'assassin.



Mis à part la neige, bien présente dans Attentat - c'est indirectement suite

à la tempète de neige qu'Epiphane dévoilera son amour à Ethel- j'ai trouvé

en relisant ce roman le superbe passage sur l'eau et l'amour (sur le fleuve

amour) figurant dans le second fax d'Epiphane à Ethel (p125 livre de poche).

Lisez, il parle de lui meme :



"Le fleuve, c'est ce qui relie la terre à la mer, le stable à

l'instable, le connu à l'inconnu. Le fleuve, c'est ce qui draine les

moindres ruisseaux des environs, comme l'amour relie entre elles les

inclinations de débit inférieur pour former un flot torrentiel. Le fleuve,

c'est ce qui tour à tour est calme et navigable puis précipité jusqu'à la

cascade ou, mieux, la chute.

L'analogie la plus frappante, c'est que le fleuve est intarissable. En

période de sécheresse, il s'amenuise et donne parfois l'impression qu'il a

disparu : pourtant, il est toujours là. Je comprends que les anciens aient

déifié les fleuves."



L'eau comme l'amour est l'élément transitoire ; la métamorphose ontologique

essentielle entre le feu et la terre. Le fleuve meurt à chaque minute, sans

cesse quelquechose de sa substance s'écoule : la mort quotidienne de

l'instant est la mort de l'eau.

Comme quoi, l'amour n'est pas un long fleuve tranquille.
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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Mar 18 Sep 2012 - 11:25

waouh, chapeau Vera pour cette belle analyse !
c'est pas quelque chose que je peux faire facilement de disserter sur un point précis dans un roman, quelque qui soit ou du moins d'une façon aussi précise.
De belles démonstrations justes et avérées quand on les lit.

A mon humble niveau de lecture des romans nothombiens, je suis resté à cette pathologie de l'eau qu'est la potomanie que je ne connaissais pas.
On sait que l'eau est précieuse, qu'elle est source de vie mais que l'on pouvait en boire à saciété au point de s'en rendre malade, je ne savais pas.

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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Mar 18 Sep 2012 - 12:18

burlybrawl a écrit:
waouh, chapeau Vera pour cette belle analyse !
c'est pas quelque chose que je peux faire facilement de disserter sur un point précis dans un roman, quelque qui soit ou du moins d'une façon aussi précise.
De belles démonstrations justes et avérées quand on les lit.

A mon humble niveau de lecture des romans nothombiens, je suis resté à cette pathologie de l'eau qu'est la potomanie que je ne connaissais pas.
On sait que l'eau est précieuse, qu'elle est source de vie mais que l'on pouvait en boire à saciété au point de s'en rendre malade, je ne savais pas.

Merci, il fut un temps où je savais écrire ! La potomanie, j'ai connu,il y a quelques années où je buvais plus de 5 litres de boissons non alcoolisés, pour un examen au laboratoire j'ai pissé 8 litres en 24 heures ! Désolée pour les détails sordides mais je suis convaincue que la potomanie c'est une façon d'essayer de se purifier par l'intérieur, voire de se laver après une agression.
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MessageSujet: Re: L'eau chez Amélie Nothomb   Mar 18 Sep 2012 - 12:29

je ne saurais me prononcer là dessus j'avoue...
Oui ca peut etre une façon de voir les choses en effet.
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